Rencontre avec Philippe Paubert, directeur artistique d’Ungaro Homme

Manteaux camouflages, vestes inspiration militaire, maroquinerie élégante… Philippe Paubert, directeur artistique de la Maison Ungaro Homme, dévoile sa nouvelle collection automne-hiver 2017. Une ligne exclusivement pour homme alliant modernité et sensualité, pleine de recherche dans les coupes et de découvertes dans les textures. Rencontre avec Philippe Paubert.

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Philippe Paubert, directeur artistique d’Ungaro Homme

Pouvez-vous me raconter votre parcours et comment êtes vous arrivé à la tête des collections d’Ungaro Homme ?

J’ai commencé à travailler pour des maisons de haute couture comme Balmain, puis dans les années 90 chez Dior. Tout de suite après je suis rentré chez Ungaro en 1992 où j’ai travaillé avec Monsieur Ungaro pendant 8 ans. Je me suis ensuite dirigé vers des choses un peu plus sportwear mais mon parcours a toujours été dans le masculin. Etant donné ma connaissance de la marque, la Maison Ungaro m’a demandé de revenir avec un projet nouveau sur l’homme.

Quelles ont été vos inspirations pour la dernière collection automne-hiver 2017-2018 ?

On a joué autour de l’idée de l’atelier d’artiste, ça a toujours été quelque chose de très important pour Emanuel Ungaro, ça correspond aussi aux réflexes de la Maison d’être toujours en recherche de nouvelles matières, de nouvelles coupes. Cet univers résumait aussi l’univers d‘Ungaro très masculin à l’extérieur avec des matières et des coupes sophistiquées à l’intérieur. Pour cette collection je suis parti de l’expressionnisme abstrait américain avec des couleurs assez profondes et surtout des aspects de surface un peu brouillés comme des camouflages.

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Selon vous, qu’est ce qui fait la réussite d’une marque aujourd’hui ?

Il faut surtout réussir à bien identifier son territoire, je pense que ce qui fait la différence aujourd’hui c’est la personnalité et d’exprimer cette personnalité dans le temps. Dans le masculin, les tendances vont moins vite que dans le féminin, c’est en quelque sorte comme un clou qu’on enfonce assez régulièrement. Il faut réussir à instaurer un univers matières/couleurs tout en ayant un discours constant, c’est la façon de trouver sa clientèle.

Quelle est votre vision de la mode masculine de nos jours ?

La mode masculine c’est des grandes ondes, on est plutôt dans un moment où ce qui est intéressant se passe surtout dans un univers urbain. Le casual et les éléments du sport sont venus rénover un peu le vestiaire masculin. La recherche sur les tissus et les performances, est aujourd’hui omniprésente.

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Quels conseils donneriez-vous à un jeune designer qui souhaite se lancer?

Travailler sur les tissus et toujours essayer de trouver la bonne adéquation entre la matière et la coupe. On ne peut pas faire du masculin sans être passionné par la technique, que ce soit la technique du tissu ou de construction d’un vêtement.

Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?

De continuer tout ce qu’on a commencé à faire, c’est à dire grandir et petit à petit élargir notre univers à travers le monde car on fait cette collection pour habiller le consommateur, elle est assez commerciale. C’est pour ça qu’aujourd’hui, on ne défile pas.

Propos recueillis par Maxime Druez

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